La Tribu des Turbus

Marion Ricard

Co-présidente & co-fondatrice

Diplômée de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Marion entreprend, dès le commencement de son travail de recherche, de compléter sa formation théorique par des expériences dans le secteur culturel, à la fois dans la programmation, la communication et les relations presse. Elle travaille ainsi successivement au Centre Pompidou, dans une maison d’édition et au Musée de l’Homme à Paris. Elle prend également part à des tournages de cinéma en tant qu’assistante décoratrice, accessoiriste de plateau et costumière : moments qui confirment son goût pour le travail en équipe et le collectif. Son travail dans deux associations auprès de publics éloignés de la culture (primaires et collégiens, personnes réfugiées) l’a convaincu de s’impliquer dans des projets d’ouverture et d’apprentissage et de contribuer à la désacralisation de tout ce que renferme le mot “culture”. Elle travaille actuellement à La Réserve des Arts, association à but non lucratif spécialisée dans le réemploi de matériaux pour les professionnels de la culture et de l’art.

Jade Chenneveau

Co-présidente & co-fondatrice

Diplômée de l’ESSEC, Jade a orienté son parcours sur les économies du secteur culturel. Elle travaille aujourd’hui en ingénierie culturelle sur les problématiques de valorisation et de dynamisation d’un territoire par la culture et tout ce que cette dernière apporte pour le lien social, la valorisation de son patrimoine, son économie. Ses expériences en gestion de projet dans l’art contemporain, les savoir-faire et le spectacle vivant l’ont confortée dans l’idée de travailler à la croisée des disciplines artistiques et créatives et de lancer un projet que tous les publics peuvent s’approprier au sein de leur propre territoire.

Noémie Colin

Co-présidente & co-fondatrice

Après deux ans d’études universitaire en cinéma, Noémie décide qu’elle veut mettre la main à la pâte. En 2016, elle intègre le parcours Production de la toute jeune école lyonnaise, La CinéFabrique. C’est là qu’elle apprend à se mettre au service de la création, à fabriquer des films collectivement, avec peu de moyens. Au cours de sa scolarité, elle intervient régulièrement dans des classes de primaires et de collégiens des quartiers sensibles de Lyon pour transmettre ce qu’elle apprend de la pratique cinématographique. Ces notions de partage et transmission, qui sont au coeur de la pédagogie de la CinéFabrique, ont convaincu Noémie qu’une fois sortie de l’école, son travail ne consistera pas seulement à collaborer avec des professionnels du cinéma. Elle souhaite que son métier consiste aussi à rendre accessible la pratique de l’art, en s’adressant avant tout aux populations isolées des circuits culturels. Elle partage son temps entre cette ambition et son métier de directrice de production sur des courts-métrages.

Joséphine Chauchat

Graphiste & artiste photographe

Diplomée de l’ENSBA Lyon, Joséphine a une pratique de la photographie plasticienne, passant par l’édition, la vidéo et le son, qui lui permet d’interroger les codes de représentation et la matérialité des images et d’explorer leurs différents usages: publicitaires, narratifs ou intimes. En parallèle de sa pratique, des expériences de médiation et de communication la convainquent de l’importance de la pédagogie de l’art; notamment ses expériences au couvent de la Tourette du Corbusier, au Musée Théodore Monod de Dakar ou encore au BAL, dont le pôle pédagogique La Fabrique du Regard se déploie autour de notions d’éducation à l’image. Sa participation à plusieurs résidences de création et expositions collectives confirme son goût pour le travail collectif. En 2020, plusieurs de ces pièces sonores et éditions ont été diffusées sur internet, dont sur Duuu radio, Station Station et tabledepresse.com. Précédemment, son travail a été présenté lors d’expositions collectives aux Halles du Faubourg (Lyon), à Sidney&Matilda (Sheffield) ou encore au Musée Gallo-romain de Vienne. Elle est actuellement en résidence aux Laboratoires de la Création à Paris.

Elsa Thomas

Réalisatrice et scénariste

Elsa est une jeune auteure-réalisatrice lyonnaise. Elle intègre en 2016 la section scénario de la CinéFabrique, École Nationale Supérieure de Cinéma. Elle y écrit et réalise plusieurs courts métrages, dont son film de fin d’étude Les Gorges. A sa sortie d’école, Elsa Thomas réalise une comédie féministe pour France 3, Hôtel des Grenades, en partenariat avec la Quinzaine en Actions (dispositif initié par la Quinzaine des Réalisateurs) et l’association cannoise Parcours de Femmes. Elle collabore également sur des projets de théâtre. Son dernier film, Gondole, a inauguré le programme Écran Rouge, une initiative lancée par Le Théâtre des Célestins à Lyon qui propose à de jeunes réalisateur.trices de créer des œuvres originales invitant au dialogue entre théâtre et cinéma. En parallèle, elle développe sur la région plusieurs projet d’atelier d’écriture et de réalisation cinématographique auprès de collégien.ne.s, lycéen.ne.s et de mères isolées. Son travail est toujours animé par la même intention : ouvrir la voix aux femmes.

Mia Collins

Monteuse

Sortie du bac, Mia cherche sa voie et commence une licence de droit international à l’Université de Montréal.
Elle passe finalement le plus clair de son temps avec les étudiant.es en cinéma. Rentrée en France, elle travaille pour le festival « L’Europe autour de l’Europe ». Elle découvre le cinéma de l’Europe de l’Est : grinçant, hors des sentiers battus qui lui donnent envie de faire des films. Après une formation de montage image à la CinéFabrique, Mia travaille sur plusieurs montages de fiction et de documentaire plutôt classiques. Elle aspire aujourd’hui à expérimenter de nouvelles narrations, en explorant la matière visuelle sous toutes ses formes et en expérimentant d’autres formats de projections.

Félix Fléchet

Musicien et compositeur

Compositeur et monteur, passionné de cinéma et d’expérimentations sonores, Félix Fléchet se forme à la musique au Conservatoire de Charenton-Le-Pont et fait un master de cinéma à l’Université Paris-Diderot où il rédige son mémoire sur la musique électronique dans les films de science-fiction américains des années 1950 aux années 1980. Il poursuit ensuite ses études à l’école de cinéma La CinéFabrique en montage où il compose également la musique de nombreux films des différentes promotions. En parallèle de ses études Félix Fléchet développe plusieurs projets musicaux orientés soul et hip-hop sous le nom de Slow Tape ou encore Palm Beach News avec des artistes de la scène lyonnaise. Il a depuis ouvert son réseau avec notamment des synchronisations sur le premier long métrage d’Émilie Carpentier et la musique originale d’Hôtel des Grenades, dernier court métrage d’Elsa Thomas pour la Quinzaine en Actions à Cannes. Ces rencontres ont débouché sur de nombreuses collaborations artistiques actuellement en préparation.

Cécile Sotty-Mas

Artiste

Diplômée d’une école d’art française, elle a ensuite poursuivi une recherche en sciences sociales à l’université avant de travailler en radio. Elle développe aujourd’hui son travail autour des modalités de transmission, à travers la question du média et des ateliers pédagogiques. Pour cela, elle privilégie le médium de l’écriture en tant qu’instrument plastique, associé à des recherches sonores et performatives. Elle crée son blog, contribue à des revues sur internet et des radios (duuuradio.fr, radio monobloc). Le son est partie intégrante de sa réflexion, à la fois comme outil documentaire, radiophonique et musical. Autant d’axes abordés pendant les ateliers pédagogiques dans lesquels elle intervient pour le Centquatre à Paris.  Elle travaille actuellement sur un projet de recueil de nouvelles dites « souches », à partir desquelles se développent d’autres formes participatives. Elle entretient avec la science une perception poétique et sensible, nourrie de fascination par l’emprunt de canaux de vulgarisation. Sa recherche est faite de tentatives d’enquêtes littéraires, d’études para-scientifiques, de bruits de couloir et de télé-réalités. 

Julie Richalet

Chorégraphe et danseuse

Formée au Conservatoire National Supérieur de Lyon en danse contemporaine où elle travaille avec plusieurs chorégraphes tels que Martine Pisani, Priscilla Danton (répertoire de Dominique Bagouet), Nasser Martin-Gousset, Theo Clinkard, Pierre Pontvianne, Davy Brun et Abou Lagraa, Julie chorégraphie, dans le cadre de ses études, plusieurs soli et duos qui sont représentés durant La Biennale d’art contemporain de Lyon, ainsi qu’au musée des Beaux-Arts de Lyon. Elle co-signe sa première chorégraphie 180#2 avec Théo Marion- Wuillemin en février 2019.Elle se forme également au théâtre et à la musique (piano et chant lyrique) ce qui l’amène à participer à des spectacles mêlant danse, musique et théâtre. Elle rejoint le collectif Incendio pour deux créations multi-disciplinaires : « Vous êtes un désordre » 2017 et « My head is a Jukebox » 2018. En 2020 elle rejoint le Collectif EVI en tant que performeuse pluri-disciplinaire pour les Voyages In Situ et rejoint également la Compagnie L’Estampe – Nathalie Pubellier avec le solo « Mia », création pour l’espace public.

Louis Sureau

Musicien et ingénieur du son

Louis commence jeune la musique en suivant un cursus de percussions au conservatoire de Montluçon, tout en s’intéressant aux techniques du son et du spectacle vivant. Après avoir rejoint des troupes de théâtre amateurs au sein desquelles il crée et gère l’aspect technique son et lumière, il suit un BTS audiovisuel option son en alternance. Cette formation l’amène à travailler à Paris dans la prestation événementielle puis à rejoindre l’équipe technique de la SMAC de Montluçon, le 109. Après s’être formée à la synthèse sonore, il y monte un projet de studio dédié à la pratique et la production de musique électronique. Il mène en parallèle divers projets dans le domaine des musiques actuelles et dans le théâtre comme ingénieur du son. Il reprend depuis peu sa casquette de musicien pour jouer dans divers projets musicales et théâtrales encore en création

Arthur Vervier-Dasque

Ingénieur du son

Travailleur du son, Arthur s’est formé à la musique au Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse en parallèle de ses activités au sein de divers groupes et troupes de théâtre. Ces expériences furent de véritables laboratoires, le conduisant petit à petit à accompagner diverses œuvres artistiques — littéraires tout d’abord puis, très vite, cinématographiques. C’est ce dernier aspect de ses pratiques qui le pousse à franchir un nouveau cap et à opter pour une formation aux métiers du son au cinéma au sein de la CinéFabrique (Lyon). Depuis, ses horizons sonores n’ont eut de cesse de se renouveler et, s’il œuvre dorénavant comme opérateur du son, monteur et mixeur pour de nombreuses productions audiovisuelles (Ceux qui fuient, ceux qui restent, documentaire de Néhémie Lemale; En apnée, fiction de Mélissandre Carrasco), il continue de mettre ses savoirs-faire au service de la création sonore en général, soucieux d’accompagner les créateurs et créatrices dans leurs désirs de son. Il a ainsi été ingénieur du son pour la comédie musicale, le théâtre et la performance, créateur sonore pour des installations et films expérimentaux (Sanctuaire, Félix Fléchet) et musicien à l’image pour plusieurs courts-métrages (Gondole, Elsa Thomas). Il continue également d’explorer la cohabitation des époques et des styles musicaux au sein de l’événement Belbèze-en-musique, seul festival de France à programmer à la fois jazz, musique lyrique et musiques actuelles.

Marilou Cuffini-Fabre

Ingénieure du son

Marilou fait ses premiers pas dans l’audiovisuel en 2015 lorsqu’elle intègre un BTS Audiovisuel au Lycée Jacques Prévert à Boulogne. Très vite, elle se sent limitée par cette formation très technique et décide de développer son intérêt pour le son à la CinéFabrique à Lyon. Ses trois années d’études lui permettent de réfléchir à la place du son au cinéma tout en travaillant sur de nombreux projets de fictions et de documentaires. Elle participe à un projet d’éducation à l’image qui l’amène à travailler avec des primaires et des collégiens. Elle s’intéresse alors au rôle de l’éducation dans la création. Elle travaille actuellement, entre ses différents tournages sur des courts et longs métrages, à un projet documentaire de recherche sonore autour des Structures Sonores Baschet en collaboration avec la CinéFabrique, l’ENSBA, ENSATT et le CNSMD.

Delphine Pernot

Chorégraphe et danseuse

Diplômée de l’ESSEC avec un parcours orienté Innovation et Entrepreneuriat Social, Delphine a toujours fait le choix de l’engagement pour le développement durable dans toutes ses expériences. Toutefois, outre le commerce équitable, l’agriculture biologique et la finance verte, Delphine est aussi animée au quotidien par sa passion pour la danse. Après une enfance imprégnée de danse moderne- jazz et teintée de classique, ses voyages la font se tourner vers le djembé, la salsa, la bachata, le zouk brésilien, le west coast swing et le rock, entre autres styles et techniques. C’est la fusion de ces styles qui décuple selon elle le pouvoir de la danse, créatrice de connections corporelles, spirituelles, et sociales entre ses amateurs. La danse s’insère aujourd’hui officiellement dans ses vœux de carrière. En 2019, elle a la chance d’être choisie comme chorégraphe d’une toute nouvelle comédie musicale à Paris, Demain Commence Ici, qui a réussi à se produire trois fois devant un public en octobre 2020. Pendant un an de préparation et de création, elle assure alors la chorégraphie et la direction de 6 danseurs professionnels. Delphine est ravie de mettre à profit sa sensibilité du mouvement pour co-créer une expérimentation des plus turbulentes.

Marie Tralci

Scénographe et cheffe décoratrice

Marie a grandi dans le sud de la Drôme. Après une formation en design graphique imprimé, elle est aujourd’hui aux beaux-arts de Nancy où elle est en passe de terminer son master en art. Articulant ses activités plastique entre la sculpture et la conception de décors de cinéma, sa pratique consiste à décloisonner les frontières entre l’art plastique et le cinéma. Pour la suite, elle prévoit de continuer sa pratique plastique alternant entre des moments de résidence, de médiation et des moments de tournage, tout en continuant une recherche sur le cinéma plasticien.

Ariane Fréjean-Passeron

Chargée de création de contenus

Ariane intègre l’EHESS en 2017 après des études en classes préparatoires littéraires. Elle y mène un travail de recherche portant sur l’influence des danses africaines dans la danse moderne américaine, croisant anthropologie, sociologie et philosophie. Après un échange à New York, elle se sensibilise aux questions de curation et de dramaturgie lors d’une résidence à l’abbaye de Royaumont réunissant danseurs, musiciens et chercheurs. En parallèle de ses études, elle se forme aux questions de production et d’accompagnement des publics en travaillant notamment pour le festival de documentaire Jean Rouch et la boite de production Envie de Tempête. Intéressée avant tout par la transmission et l’accompagnement artistique, elle privilégie les expériences collectives qui promeuvent le partage et la bienveillance. Elle a à cœur de démocratiser les savoirs et les pratiques.